C’est un fait ! Les plus jeunes et les plus modestes ont eu des difficultés à accéder au crédit immobilier durant l’année 2020 et cela va perdurer dans les années à venir si aucun assouplissement n’est pris par le gouvernement. Il convient ainsi de connaître les assouplissements figurant dans les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière. Il importe également de déterminer la réaction des professionnels en crédits immobiliers et l’impact des recommandations assouplies.

Les critères assouplis pour 2021

Pour l’année 2021, les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière se penchent vers l’assouplissement des critères d’octroi de prêts immobilier. Parmi ces allègements, il propose de relever les taux d’endettement et d’allonger les emprunts des crédits sur le neuf. Les banques peuvent, à cet effet, se procurer une marge de manœuvre plus large. Selon les analystes du HCSF, ces recommandations pourront devenir la règle si elles demeurent, pour le moment, une ligne de conduite.

Historiquement, cette entité a elle-même recommandé aux établissements bancaires de serrer la vis pour compenser les taux d’intérêt qui étaient très bas vers la fin d’année 2019. Pour l’année 2021, cette entité présente une recommandation contraire afin les banques soient libres dans le calcul du taux d’endettement, dans les différés d’amortissement des crédits immobilier dans le neuf. Les banques peuvent désormais accorder des exceptions à la règle, selon la situation et le profil de leurs clients.

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L’essentiel dans ces recommandations réside dans le fait que la stabilité financière soit assurée et que les ménages soient suffisamment protégés. Il s’agit de relancer, sinon promouvoir les meilleures conditions d’octroi des crédits immobiliers, bien que les taux fussent déjà très bas en 2020.

Effectivement, il est possible d’amener le taux d’endettement jusqu’à 35% en 2021 au lieu de 33%. S’il s’agit de crédit immobilier dans le neuf, l’emprunteur peut gagner deux années supplémentaires d’amortissement. Si les banques devaient limiter à 15% de dossiers en dehors des clous, elles sont maintenant autorisées à aller jusqu’à 20%.

La réaction de professionnels et l’impact des recommandations

Les professionnels reconnaissent que théoriquement les emprunteurs pourront accéder plus facilement au crédit immobilier en 2021. Cependant, ils se demandent si le HCSF a suffisamment lâché prise pour qu’il y ait une explosion des transactions. Pour certains professionnels, la recommandation ne changera pas grand-chose pour les petits investisseurs, du moment que les revenus locatifs ne sont pas considérés dans le calcul du taux d’effort. Certains courtiers pensent que ces recommandations peuvent encore pénaliser certains dossiers et ils restent pessimistes. Les primo-accédants demeurent exclus du crédit immobilier, au même titre que les foyers aux revenus modestes. Une grande partie des particuliers ne pourra pas accéder aux crédits immobiliers, c’est-à-dire ceux qui travaillent dans les secteurs très touchés par la crise sanitaire, entre autres les secteurs hôtellerie, aéronautique, événementiel, etc.